Circuit court

On parle souvent de circuit court alimentaire et il semble que cela soit véritablement la manière la plus sûre et agréable de s’approvisionner en produits frais de qualité.

Circuit court = Pas d’intermédiaire ou presque

Un circuit court alimentaire, c’est simplement une mise en relation directe entre la personne qui produit/cultive/transforme la nourriture et la personne qui l’achète. Pas d’intermédiaire ou presque, moins de transports, plus de proximité et donc plus de fraîcheur et de transparence dans la traçabilité. Les producteurs peuvent ainsi vendre leurs produits plus chers qu’à des coopératives ou à des distributeurs – tout simplement à un prix juste et donc soutenable, et ont le plaisir de sentir la satisfaction de leurs clients – qui eux ne paient pas plus cher que chez un grand distributeur pour un produit aux qualités nutritives a priori bien supérieures.

A l’inverse, si quelque chose n’est pas bon, ils s’attirent directement les foudres de leurs clients, ou simplement des remarques bienveillantes ; ils tâchent en tous cas de comprendre et d’expliquer pourquoi cela n’a pas été bon, et de faire mieux la fois suivante. La proximité dans la chaîne de distribution induit donc une notion de responsabilisation qui donne l’envie de bien faire, l’envie de faire mieux – le vrai progrès ? La personne qui cultive et vend le produit est bien en face de nous, elle ne peut pas et ne veut pas se défiler, sous peine de s’exclure d’un système plutôt vertueux.

Si vous dites à un responsable de rayon de supermarché que les tomates ne sont pas bonnes, il en prendra bonne note, en référera peut-être à son supérieur. Et, dans le meilleur des cas, cela parviendra aux oreilles du directeur des achats qui, probablement à son grand désespoir ne pourra pas changer grand chose étant donné le nombre de paramètres qu’il doit respecter pour « tenir » ses ratios (prix, marge, quantité, délai… qualité) – à moins que ce ne soit ses ratios qui le tiennent. Il est devenu difficile de faire entendre son mécontentement dans un système très atomisé et déconnecté de sa finalité première. A part peut-être ne plus consommer via ce système de distribution… tout un programme !

circuit court pas frais mon poisson ?

Circuit courts et petits services

On voit l’avantage des circuits courts alimentaires, mais pourquoi ne parle-t-on pas aussi de circuits courts dans le domaine des services à la personne ?

On peut choisir de consommer des services comme on consomme des produits dans un supermarché ou via des sites de vente en ligne super puissants. « J’ai besoin d’un service et je me fiche de la manière dont ce sera réalisé et par qui, il n’y a que le résultat qui m’importe ! ». Mais on peut aussi avoir envie de consommer autrement.

Trouver une personne qui habite dans son quartier pour nous rendre service a quelque chose de plus satisfaisant que de faire appel à une société vous envoyant quelqu’un en fonction de l’optimisation des agendas, avec un programme bien précis et peu de flexibilité dans la réalisation des tâches.

Consommer des services locaux permet en outre une redistribution de l’argent dans son environnement proche, ce qui contribue à renforcer son écosystème direct et à lutter contre l’exclusion.

Nouer une relation avec une personne qui partage le même territoire – une personne que l’on peut être amené à croiser régulièrement – a même un côté rassurant. Enfin, la personne nous rendant un service n’est pas sous pression, est indépendante et librement responsabilisée.

Nous croyons chez OpenLoge que cette approche sera partagée par un nombre croissant de personnes. C’est pourquoi nous nous efforçons de mettre en place une structure et une organisation qui permettront aux différents écosystèmes de s’épanouir pleinement.

Alban et Thomas
Alban & Thomas
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