La bonne idée

On entend souvent : « J’aimerais bien créer mon entreprise, il faut juste que je trouve une bonne idée ». Nous n’en sommes pas si sûrs, ayant laissé passer des trains de bonnes idées… que d’autres ont transformé avec succès, ou pas. L’idée est seconde, sans être secondaire.

La bonne idée

On entend aussi parfois : « Quand on a une bonne idée, il ne faut surtout pas en parler autour de soi, on pourrait se la faire piquer ». Pas certain non plus. Si on n’en parle pas, on s’enferme dans son idée, on en tombe amoureux et on a raison tout seul – l’idée ne nous dit jamais que l’on a tort ou raison. Et d’ailleurs, il ne s’agit probablement pas d’avoir tort ou raison, mais plutôt de construire un bon produit qui réponde à un vrai besoin. Et pour cela, on a besoin de parler à des vrais gens.

bonne idée

De toute façon, l’idée existe ailleurs, a existé ou existera bientôt. Etre le premier ou le seul sur un marché n’offre pas une garantie de réussite, c’est même souvent le contraire.

D’ailleurs, il s’agit rarement de la même idée exactement, et l’environnement n’est jamais le même : le timing est différent, les personnes engagées et prescriptrices sont forcément différentes, l’équipe est différente, la chance ne se présente pas de la même manière, etc. Les éléments mis en cause sont aussi variés que la nature.

Il n’y a donc pas de manuel de la réussite absolue. Devant ce vide sidéral, nous essayons d’activer notre bon sens en nous posant quelques questions : est-ce que le produit que je construis répond à un problème ? Quel est le problème que j’essaie de régler ? Est-ce un vrai problème – c’est certes tout relatif ? Quelles sont les possibilités existantes pour le régler ? En quoi vais-je être beaucoup plus performant que les autres pour régler ce problème ?

Ensuite, plusieurs éléments rentrent en ligne de compte dans la transformation de cette idée en un produit que les utilisateurs vont peut-être s’arracher – nous l’espérons. En voici, selon nous, rapidement deux :

L’exécution

L’exécution : il y a des tas de très bonnes idées qui ont vu le jour et sont tombées rapidement dans les oubliettes. La qualité de l’exécution est essentielle et déterminée principalement par :

  • l’équipe : complémentarité et l’équilibre de ses membres, leur légitimité, leur détermination et leur charisme,
  • l’environnement : savoir s’entourer des bonnes personnes dans un écosystème favorable,
  • la méthodologie : une idée mal ou trop vite déroulée a plus de chance de vriller,
  • le réseau : connaître quelques « bonnes » personnes et savoir transmettre son enthousiasme, etc.

Le time to market : « tout est relatif, et cela seul est absolu », disait Auguste Comte. Un produit n’est bon que relativement aux besoins auxquels il répond à un moment donné. Autrement dit, au bon moment. C’est un peu comme au surf : trop tôt, on reste sur place ; trop tard, on se fait secouer inutilement et ça se termine vite et mal 😉

A la croisée entre ces deux piliers que l’on ne peut qu’en partie appréhender, il reste un élément que l’on ne maîtrise pas tout à fait : la chance. Pas tout à fait parce qu’en fait, il nous semble qu »on peut quand même largement influer sur ce facteur : notamment en acceptant de se laisser porter par les opportunités, sans chercher à savoir ou calculer ce que précisément elles pourront « nous apporter ».

Les effets indirects et involontaires sont considérables et probablement déterminants. Encore une fois, on s’en remet au cours des choses – une sorte de positivisme. Pas d’alchimie sans un peu mystère.

En tous cas, cela fait partie de l’aventure humaine que nous vivons tous les jours et c’est vraiment passionnant.

Alban et Thomas
Alban & Thomas
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *