La notion de service

Nous ne sommes pas très à l’aise avec la notion de service. Etre au service de quelqu’un aurait quelque chose de dégradant. L’idée de hiérarchie verticale fait souvent irruption dans nos têtes et ferait se sentir inférieur le serviteur et supérieur le servi.

Être payé(e) pour rendre service ?

En revanche, nous valorisons plus volontiers le fait de rendre service à quelqu’un, cela devient un acte altruiste, sympathique et humain. Dans un cas, on est rémunérés, dans l’autre, on ne l’est pas vraiment – cela renvoie une image positive de nous-mêmes -, mais on s’attend souvent, consciemment ou non, à un retour d’ascenseur.

Le fait de payer ou d’être payé vient-il forcément altérer une relation de pair à pair ? Le paiement d’un service ne serait-il pas au contraire nécessaire afin de généraliser les services entre particuliers ?

Rendre service en covoiturant

L’exemple Blablacar

Prenons l’exemple de BlaBlaCar. Le conducteur se retrouve en quelque sorte « au service » des passagers qui le rémunèrent pour ce service de covoiturage. Alors oui, c’était sur son chemin certes. Mais le conducteur se retrouve néanmoins dans une position d’offreur de service : il fait la conversation, aide à mettre les valises dans le coffre… ayant toujours en tête que sa « prestation » sera notée, appréciée par les passagers/clients. Sa « prestation » inclut la qualité de sa conduite, sa sympathie, son côté arrangeant, sa conversation. Un vrai travail de commerçant pour construire son E-réputation. Mais tout cela se fait sans qu’une gêne réelle ne s’installe. Le cadre supérieur (cliché) emmenant dans sa voiture l’étudiant sans le sou (cliché) n’a pas de scrupule à avoir reçu quelques euros de sa part via la plateforme, alors même que sa situation financière est sûrement bien plus confortable. La question du paiement est gérée par le site et en fait, cela change tout !

Est-ce que le cadre supérieur, après avoir discuté avec l’étudiant sans le sou pendant le trajet, établissant une relation de sympathie avec lui, n’aurait pas ressenti quelque embarras au moment fatidique du paiement ? « Alors, je vous dois combien monsieur ? (…) Oh rien, ce n’est pas grave, bonne chance à vous ».

On pourrait objecter et dire que c’est très bien, cela s’appelle l’entraide et que l’on n’est pas tout le temps obligé de payer pour obtenir quelque chose. Mais est-ce que le cadre supérieur continuera à proposer ce service de manière durable s’il n’obtient pas une petite rétribution financière en retour ? Pas sûr. Et le système ne fonctionne réellement que parce qu’il y a une forte affluence de personnes proposant ce service. On sait qu’en allant sur ce site, on aura de fortes chances de trouver une alternative peu onéreuse au train ou à l’utilisation de son propre véhicule. Une dynamique vertueuse se déroule et cela crée la liquidité du marché.

Service entre particuliers

Dans le cas des services entre particuliers, une fois réglée le malaise lié au paiement et à la déclaration administrative, pourquoi ne pas imaginer que l’ingénieur, le jeune retraité, le free lance à mi-temps, la mère de famille ou l’étudiant propose ses services à des habitants de son quartier contre une juste rémunération décomplexée ?

J’ai plus à offrir que le métier que j’exerce. Mon statut est plus large que mon occupation principale. Je me définis par plus qu’un employé de bureau. Je suis aussi un excellent bricoleur, un excellent cuisinier ou suis très fort en gestion administrative. Et je veux en faire profiter mes pairs.

Certes, les motivations et l’allocation de la somme gagnée seront différentes d’un offreur à l’autre : cela permettra aux uns de payer leur loyer, aux autres de se payer un restaurant, un cadeau à leurs petits enfants, ou encore de mettre des sous de côté pour des vacances ou leur retraite.

Mais ils partageront tous assurément l’envie de se rendre utiles dans leur quartier, de développer des relations sociales avec des personnes qu’ils n’auraient pas forcément rencontrées, car étant en dehors de leur cercle habituel tout en étant à proximité.

L’objectif est donc de faire passer les services entre particuliers à une dimension supérieure, plus horizontale et gratifiante pour tous. C’est la mission d’OpenLoge.

Alban et Thomas
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Encore une marketplace !

Encore une marketplace

Une marketplace, en français place de marché, est un lieu dans lequel la demande essaie de rencontrer l’offre … et l’offre la demande. Sur Airbnb, « voyageurs » et « hôtes » se retrouvent, les uns cherchent un hébergement pour leur prochain week-end, les autres proposent leur appartement à la location le temps d’un court séjour. Dans le cas des services entre particuliers, si par exemple l’on cherche un service de garde d’enfants, on se rend sur une plateforme internet de mise en relation au sein de laquelle sont répertoriées toutes les offres de services.

On voudrait idéalement faire ressortir de notre recherche une personne aimable, de confiance, disponible, ayant une expérience éprouvée auprès de nos pairs et proche de chez soi. Autrement dit, on essaie de trouver ce qui autrefois émanait d’un bouche à oreille local, et qui s’est relativement effacé, surtout dans les zones urbanisées.

Marketplace == Volume ?

La recherche sur une plateforme internet fait en général ressortir des dizaines de profils, tous plus aguicheurs les uns que les autres, reconnus par certains utilisateurs comme « géniaux » et dénoncés par d’autres comme « à éviter absolument ». Le choix est ardu. Surtout quand on connaît le modèle économique de certaine de ces plateformes qui consiste – entre autres – à faire remonter en tête de liste les personnes ayant payé quelques euros supplémentaires. C’est le modèle Freemium, c’est gratuit mais si l’on veut avoir une chance d’être visible, il faut payer. Pas très rassurant pour l’utilisateur qui, ne voulant pas passer des heures à choisir – un peu comme devant le rayon yaourts au marchésuper -, ira peut-être s’engouffrer chez le premier venu, pas nécessairement en phase avec ses attentes.

Marketplace et paiement

Lorsque l’on a eu la chance de tomber sur la bonne personne, reste à démêler la question du paiement déclaré. Si cette personne n’est pas auto entrepreneur agrée par la DDTEFP (aïe ma tête), il faudra tenter de comprendre les procédures liées au paiement par CESU, calculer et déclarer le salaire versé pour avoir droit éventuellement à une déduction d’impôts de 50%. On pourrait espérer une assistance des plateformes qui nous ont mises en relation avec ce génial particulier adulée par la foule. Et bien, on dirait plutôt qu’elles ne souhaitent pas s’en mêler. Je les comprends, ce n’est pas chose aisée.

Mais la valeur ne réside-t-elle pas là, dans la capacité à gérer toute la démarche, d’une recherche habile et fluide, à un paiement rapide et une gestion administrative, tout en offrant en prime une assurance en cas de sinistre ? Le tout dans un marché organisé et adapté à la demande, formalisant avec les nouvelles technologies le bon vieux bouche à oreille local. C’est un petit peu ce qu’on essaie de faire avec OpenLoge !

Alban et Thomas
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Innovact Awards

Nous avons donc transformé l’essai avec Innovact ! OpenLoge a été choisi pour intégrer l’accélérateur Innovact dont le programme se déroulera durant 9 mois à compter de septembre.

La finale du concours Innovact

La finale du concours s’est déroulée vendredi dernier à Reims (une sorte de retour aux sources pour moi), et nous avons présenté notre projet devant un jury composé de 15 personnes: entrepreneurs / chefs d’entreprise, coachs, auditeurs, experts en accompagnement de projets innovants, membres de collectivités locales, etc.

Ce fut un très bon exercice que de confronter nos idées devant des personnes qui ne connaissaient pas notre projet. C’est toujours facile – et dangereux – d’avoir raison tout seul, et difficile mais bien plus raisonnable de réfléchir à plusieurs.

49 startups étaient en lice et 8 ont été retenues pour bénéficier de ce programme d’accompagnement. Nos 7 futurs camarades de promotion Innovact abordent tous des sujets aussi différents et excitants les uns que les autres: agriculture (TheGreenData), création d’emploi (Lebel Emploi), accompagnement du 4ème age (La Maison Felippa), biochimie (Neweaver), réseaux sociaux (VisualTwt), e-commerce (Ushopia) et aviation (DreamSpeeD) !

Innovact Awards 2015

Nous avions bénéficié de l’aide du cabinet expert en levée de fonds Multeam pour préparer notre pitch dont la durée ne devait pas excéder 8 minutes ; chose non aisée. Nous avons encore des marges de progression sur ces sujets…

Des locaux tout neuf

Lors de ce programme d’accélération, nous bénéficierons gratuitement d’un hébergement dans des locaux tout neufs, de l’accompagnement d’un chargé de mission, de l’appui de différents mentors, d’interventions des différents partenaires ainsi que d’une préparation à la levée de fonds et à la recherche de financements. Cela devrait nous permettre, à l’issue de notre expérimentation de Loge du 10ème à Paris, de structurer notre développement pour passer à un mode plus « industriel » de conquête du marché.

En avant OpenLoge !

Alban et Thomas
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Travail au black

Travail au black

On a tendance à se dire que d’employer une femme de ménage ou une baby sitter sans la déclarer est plus intéressant financièrement puisque l’on économise ainsi les charges sociales et patronales prohibitives. Il est vrai qu’avec plus de 75% de charges à payer en sus du salaire net perçu par l’employé, l’addition peut paraître rédhibitoire. Et quand on réfléchit aux démarches administratives qu’il est nécessaire d’effectuer, la conclusion est parfois vite tirée… en faveur du travail au black. Ainsi, le travail non déclaré dans le secteur des services à la personne représenterait aujourd’hui environ 30% du marché. C’est non négligeable.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Mais avant de prendre votre décision, il est bon d’avoir quelques éléments en tête :

  • C’est moins cher de déclarer son employé. Même si l’on paie 17,7 euros pour un salaire net versé de 10 euros à son employé, cela ne coûte après déduction fiscale que 8,86 euros, soit plus de 11% moins cher qu’en payant de la main à la main.
  • Ce n’est pas si compliqué de déclarer son employé à domicile, mais il est vrai qu’il n’y pas aujourd’hui de solution intégrée qui permette de simplement trouver et payer un employé ponctuel, déclarer les sommes versées, suivre sa consommation et obtenir un reçu fiscal.
  • Le jeu n’en vaut pas la chandelle: risque de redressement de cotisations sociales, risque pénal – le Code du travail (Art. L362-3) punit cette pratique de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende, prise en charge de frais médicaux voire d’une rente en cas d’accident, risque de casse ou de vol non couvert, prud’homme…

Travail au black

En voyant les choses plus positivement, déclarer un employé pour des petits services, c’est donc vertueux pour tout le monde : l’employé bénéficie de protection sociale (maladie, vieillesse, accident du travail, allocations familiales, chômage). De votre côté, vous bénéficiez de déductions fiscales et l’URSSAF ne vient pas vous chatouiller avec du papier.

Parfois, la demande pour un paiement « au black » émane de l’employé lui-même. Dans ce cas, rappelez vous quand même les éléments cités plus haut, et foncez sur OpenLoge pour y trouver la bonne personne.

Alban et Thomas
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Se simplifier la vie

Depuis quelques années, les designers ont une motivation principale: nous simplifier la vie. Il s’agit de rendre les choses « Lean » (littéralement sans gras). Je rajouterais fluidifier les choses, faire en sorte qu’elles circulent. Car la con-gestion, comme le nom l’indique, cela ne mène à rien de bon.

Trouver de l’aide pour se simplifier la vie

En général, quand on grandit, la vie se complique un peu. Les responsabilités s’épaississent, la famille se construit, les objets s’accumulent et le travail prend souvent beaucoup (trop) de place. Trouver le bon équilibre et résoudre l’équation qui satisfasse tout le monde est parfois un exercice sportif. Alors on se dit que ce serait bien d’avoir un peu d’aide. La liste peut être longue et rien que d’y penser, mes synapses s’emballent : s’occuper des enfants après l’école et les emmener au tennis mercredi après-midi, préparer un bon repas qui ne soit pas surgelé, promener le chien pendant la journée, attendre le livreur de Darty jeudi matin, remplacer le joint moisi de la baignoire, repasser les vêtements, apporter les chaussures à la cordonnerie, reconfigurer mon PC qui rame, débarrasser la cave, etc.

se simplifier la vie

Comment trouver les bonnes personnes ?

Mais tout se complique encore un peu plus dans ma tête : comment trouver les bonnes personnes pour m’aider ? Existent-elles d’ailleurs ? Combien cela va-t-il coûter ? Comment vais-je gérer les démarches administratives ? Comment bénéficier des avantages fiscaux ?

Pourquoi, dans un monde connecté et plein de talents, ne peut-on pas trouver une réponse facile, économique et locale à tous ces besoins ? La situation idéale ne serait-elle pas :

  1. Je m’inscris gratuitement à la Loge de mon quartier.
  2. Je retrouve tous les offreurs de service sélectionnés et notés par les habitants de mon quartier. Leurs tarifs sont attractifs et ils habitent à proximité de chez moi !
  3. Je les contacte directement, je vérifie leurs disponibilités et je commande facilement ma prestation en ligne.
  4. Je paie directement en ligne.

Mes démarches administratives sont gérées par OpenLoge et m’ouvrent droit à une économie d’impôts.

C’est plus simple maintenant, non ? Qu’en pensez-vous ?

Alban et Thomas
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