Décompresser

Après une journée de travail et transports, certaines personnes en profitent pour simplement se reposer, pratiquer une activité sportive ou artistique, profiter d’un peu de calme ou encore passer un moment social ou convivial pour décompresser.

le « tunnel des 18-21 heures »

D’autres au contraire n’ont que le trajet retour pour décompresser. Ils (ou elles) s’empressent de commencer une deuxième journée de travail. Faire des petites courses, récupérer les enfants, gérer le bain/douche des enfants, respirer, gérer les factures (bien nombreuses en ce moment), soupirer, faire les repas, haleter, lecture des histoires, pipi les mains les dents au lit, s’effondrer… Ah mince, il y a encore le linge ! Notre amie Chloé appelle ce bon moment à passer le « tunnel des 18-21 heures » ! Bien vu.

Oui bien sûr, c’est un plaisir de retrouver ses enfants après le boulot ! C’est rafraîchissant et cela nous rappelle à quel point les choses sont simples… quand on ne les complique pas, ou tout du moins quand on ne se retrouve pas dans un environnement compliqué.

Décompresser

Un peu d’aide de temps en temps pour décompresser !

L’environnement n’est pas responsable de tout ; nous sommes plus ou moins libres de choisir. Mais simplifier les choses revient à faire des choix parfois radicaux et donc difficiles. Déménager en province et trouver un nouveau travail, que l’un des parents s’arrête de travailler, devenir travailleur indépendant, repenser son mode de vie, etc.

En attendant de (penser à) faire ces choix radicaux, certaines personnes ont décidé de lâcher la soupape de temps en temps et de s’offrir un moment sans contraintes – quitte à renoncer éventuellement à d’autres dépenses. Pour retrouver du plaisir à faire les choses – et sinon à quoi bon -, il est peut-être utile de les abandonner, de temps en temps.

S’occuper de ses enfants ne devrait pas être appréhendé comme une contrainte. Pourtant, de nombreuses familles en arrivent à ne voir quasiment plus que les contraintes, à leur grand désarroi.

Prendre un peu de recul, de temps en temps, en sortant d’une roue qui tourne et que l’on ne maîtrise plus (bon, en vérité, c’est bien nous qui la faisons tourner !) permet de retrouver un peu de plaisir et de sens à faire des choses qui nous paraissaient insurmontables ou pénibles.

Entre l’assistanat total financé à coup d’heures supplémentaires et la gestion de tout et tout en même temps, il y a peut-être un juste milieu.

Il s’agirait donc de faire appel, de manière ponctuelle et non régulière à une personne disponible, à proximité, efficace, de confiance, et pas hors de prix. Du babysitting de temps en temps, un coups de main en bricolage, etc. L’équipe de votre quartier est là 🙂

Alban et Thomas
Alban & Thomas
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Demandeur et offreur de services

Lors des différentes interviews et discussions que nous avons eues depuis que l’idée d’OpenLoge est née, quasiment une personne sur deux s’est spontanément imaginée demandeur d’au moins un service proposé, mais s’est aussi projeté en tant qu’offreur de services. « Ah, mais moi aussi je pourrais proposer ce service de home sitting. Et puis, j’aime beaucoup les chiens, j’en ai eu 4, je pourrais faire du dog sitting, surtout depuis que je suis free lance ».

Demandeur et offreur de services

La perspective de rendre concrètement service à une personne de son quartier semble répondre au besoin désormais établi de donner du sens à ses actions. Et si en plus de créer du lien social et de rendre service, on peut gagner quelques deniers, ce serait formidable.

Par exemple, j’ai des besoins pour du babysitting parce que j’aime aller dîner avec mon épouse de temps en temps, et je ne suis pas très doué en informatique. En revanche, je suis doué en bricolage et suis parfois disponible pour accueillir des voyageurs Airbnb, un technicien ou un livreur. Je ne me définis donc pas seulement comme un client/consommateur, un utilisateur ou un demandeur de service. Je suis « double face », je suis un prosommateur, à la fois producteur et consommateur d’un bien ou d’un service.

La Loge de mon quartier

Je m’inscris donc à la Loge de mon quartier et propose mes services. Mais je fais également appel aux offreurs de service de ma loge pour me rendre des services. Je fais appel à Alexandra pour garder mes enfants et je la rémunère pour cela. Mais cela ne m’empêche pas de proposer mes services de bricolage ou de home sitting à Alexandra, ou à une autre personne du quartier. Mon rapport au service évolue et devient plus « sain ». Mon empathie se développe car je suis « des deux côtés de la table », le meilleur moyen de devenir un excellent offreur de service et un aimable client. Ici, l’argent ne vient pas détériorer les relations. Au contraire, il fait partie du liant et recouvre son utilité propre. Il permet que l’échange se fasse, de manière équilibrée et pour le bien de la communauté.

Nous sommes tous complémentaires. Et sans avoir à chercher bien loin, on peut tous se rendre de nombreux services, entre pairs et sans que cela coûte trop cher. Que l’on soit étudiant, retraité, chômeur, mère/père au foyer, free lance, postier, responsable de Ruches, cadres, etc. on a tous des compétences et du temps à consacrer à rendre des services à des personnes de son quartier. Le sens de nos actions, la gratitude que nous exprimons et celle que nous recevons restent à proximité de chez nous.

On passe en France beaucoup de temps à auto gérer un certain nombre de tâches du quotidien, qui deviennent des contraintes. Ne serait-ce pas plus gratifiant de les confier à un tiers bien plus doué pour ces tâches et qui n’y verra pas une contrainte, tout en louant ses propres services et en étant utile à une personne de son quartier ?

Offreur de services

Promis, demain, j’arrête de m’obstiner à faire de la couture, je fais appel à Joana de la loge de Paris 10ème et je m’inscris en tant que bricoleur de la loge !

Alban et Thomas
Alban & Thomas
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