Le jobbing, on déclare ? on déclare pas…?

Economie collaborative – Depuis juillet 2016, on ne peut plus louer son appartement sur Airbnb sans observer quelques règles. La légifération de l’économie collaborative est en marche, et c’est en France et à l’échelle européenne que cela se passe avant tout.

Comment appréhender les questions réglementaires pour ce qui concerne le jobbing (services ponctuels rémunérés entre particuliers) ? Dois-je déclarer le bricoleur (particulier) qui a monté un meuble chez moi ? Ce bricoleur doit-il déclarer les 50 euros que je lui ai versés ?

On a lu tout et son contraire. Bienvenue dans l’univers de l’économie collaborative !

L’évolution de l’économie collaborative

Qu’il s’agisse de protéger les villes, les utilisateurs, les concurrents de l’économie traditionnelle ou encore de bénéficier de nouvelles rentrées financières, les gouvernements mettent en marche la phase légiférante d’une économie collaborative qui n’aurait probablement pas durer très longtemps sans un cadre clair et structurant.

Depuis l’été 2016, les particuliers mettant en location leur appartement sur Airbnb ou une autre plateforme de location temporaire sont tenus de déclarer – dès le premier euro – les revenus tirés de cette activité sur leur déclaration d’impôts (voir article du figaro à ce propos). Il avait été question d’une franchise autour de 3000 à 5000 euros, mais cette idée n’a finalement pas été adoptée.

En général, lorsqu’un nouvel usage apparaît sur le marché, il précède le cadre légal. L’appareil législatif observe d’abord le phénomène (durable ou non) et essaie d’en comprendre les tenants et aboutissants. Puis, il intervient pour fournir ce cadre légal qui permet à tout le monde de continuer avec des règles claires et qui protègent les “plus faibles”.

Quid des services entre particuliers dans l’économie collaborative ?

Pour l’activité des services rémunérés entre particuliers, le fameux jobbing, ces discussions sont en cours et les premières mesures ont été prises, au niveau national et européen. De nombreuses obligations vont contraindre les plateformes (obligations d’informations clairement visibles et explicitées, obligations de déclarations, interdictions des pratiques peu scrupuleuses qui subtilisent des emails, etc.).  

A partir de janvier 2019, les plateformes de mise en relation auront notamment l’obligation de communiquer aux services des impôts les sommes perçues via la plateforme, pour chaque utilisateur. Sans trop de précisions pour le moment.

  • On ne sait pas encore s’il y aura une franchise (de 3000 à 5000 euros ?) ou si l’imposition s’appliquera dès le premier euro. Autrement dit, François le bricoleur devra-t-il déclarer ses 50 euros et sera-t-il imposé à son taux d’imposition moyen sur ces 50 euros perçus ? Pourra-t-il déduire les frais éventuels (frais de service/mise en relation de la somme perçue ?)
  • Sur le volet social, on ne sait pas non plus si François le bricoleur – donc un particulier rendant un service rémunéré de manière occasionnelle à un autre particulier – devra forcément être déclaré par le demandeur de service (en Cesu ou en tant que particulier employeur hors services à la personne) ?

Le texte précise que doivent être déclarés les prestations de service rendues de manière régulière. Mais on ne sait pas non plus très bien ce que veut dire occasionnel ou régulier. Le cadre et les termes employés doivent donc encore être clairement définis.

Comment fait-on aujourd’hui, concrètement ?

A priori, si je fais appel à François le bricoleur pour m’aider à monter un meuble une fois, il y a peu de chance pour que cela soit considéré comme un emploi régulier. La même logique s’applique pour tous les autres services ponctuels (ménage, accueil airbnb, baby sitting, arrosage de plantes).

Je pourrais donc considérer que je n’ai pas de démarche particulière à faire, en tant que demandeur de service après avoir payé François. En revanche, François devra déclarer ses 50 euros dans sa déclaration d’impôts à la fin de l’année. Si François est inscrit sur un site de mise en relation, le site devra lui fournir un récapitulatif des sommes reçues en début d’année civile.

Mais, dans l’économie collaborative, la frontière entre travail au noir et coup de main ponctuel entre voisins est fine. Le texte est ambigu, incomplet et parfois les avis sont contradictoires, selon que l’on s’adresse à la direction générale des entreprises, à l’Urssaf ou aux juristes.

Par ailleurs, déclarer en Cesu (Chèque Emploi Service Universel) est devenu de plus en plus aisé (le site a été refait récemment). Nous avons écrit sur notre blog quelques articles assez synthétiques pour expliquer le fonctionnement, les avantages et inconvénients. N’hésitez pas à vous référer à ces articles ici. En quelques mots, cela donne l’avantage d’être bien dans les clous légaux, de bénéficier d’une réduction d’impôts équivalente à 50% du montant total chargé (les charges représentent environ 80% du montant payé à l’offreur de service). Et cela protège tout le monde en cas d’accident du travail !

Enfin, il reste le cas du micro entrepreneuriat. Si François choisit d’opter pour le statut de micro entrepreneur (anciennement auto entrepreneur), vous n’aurez rien à faire. C’est comme si vous faites appel à une entreprise. En revanche, François devra déclarer les sommes reçues tous les trimestres, payer une cotisation foncière des entreprises (CFE), des taxes, etc. Cela justifie donc que François vous demande plutôt 80 euros que 50 euros pour rester “rentable”. Est-ce encore de l’économie collaborative ?

Espérons qu’un équilibre puisse être trouvé, qui permettra à chacun de pouvoir travailler librement, que cela soit ponctuellement ou de manière régulière, avec un mode de fonctionnement unifié, une couverture et une protection identiques.

Economie collaborative

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Proposer ses services près de chez soi

Proposer ses services près de chez soi ? Pourquoi ? Comment ? Petit tour d’horizon de la question !

Un nouveau modèle de compléments de revenus ?

De plus en plus, nous pouvons être amené à avoir besoin de générer quelques revenus complémentaires. Que l’on soit étudiant, employé à mi temps, sans activité, et même employé à plein temps… les fins de mois se bouclent difficilement. Sans compter que la retraite approchant, les revenus vont diminuer, au moment même où on aurait bien envie d’en profiter !

L’objectif de cet article n’est pas vraiment d’expliquer pourquoi nous en sommes là, mais plutôt sur comment générer des revenus complémentaires notamment grâce à une opportunité sur laquelle nous nous attarderons : proposer ses services près de chez soi.

Proposer ses services près de chez soi, entre voisins

Dans notre article sur « Gagner des revenus complémentaires« , nous énoncions quelques solutions proposées tous azimuts sur le net pour générer des revenus complémentaires de son canapé. Pourtant, nous pensons qu’il est bien plus appréciable de gagner des sous en se rendant utile ! Et encore mieux, en se rendant utile auprès des habitants de son quartier en proposant ses services !

Si cela peut sonner moderne, cela existe pourtant depuis belle lurette : les services entre voisins reviennent au goût du jour. Souvenons nous de la gardienne d’immeuble qui – avec son mari, ses enfants, et quelques connaissances – rendait de fiers services. Un peu de couture, aller chercher mon fils à l’école, un petit plat cuisiné, installer une tringle à rideau, réceptionner un colis ou un attendre un technicien, etc. Ah ! la loge de la concierge, un vrai SAS de décompression qui rimait avec “solutions pratiques à tous les besoins du quotidien” !

Alors que rendre service à son voisin se soldait souvent par une petite pièce, un billet ou des étrennes à la fin de l’année, le phénomène a tendance à se professionnaliser. Les “tarifs” sont souvent affichés ou négociés. De nombreux sites internet sont en concurrence pour attirer offreurs et demandeurs de service de France et de Navarre.

En cause du côté demandeur, le besoin de système D, l’envie de collaboratif, des vies trépidantes, etc. La conséquence, une opportunité de gagner plusieurs centaines d’euros voire plus chaque mois.

proposer ses services près de chez soi

Proposer ses services sur OpenLoge, une bonne solution

« Mais je me demande bien quels services je pourrais proposer moi ? » Eh bien, on a tous des compétences pour rendre des petits services à ses voisins : pas besoin d’un diplôme pour attendre un technicien ou un livreur en pleine journée. Pas besoin de diplôme non plus pour accueillir des locataires Airbnb (le sourire et la bonne humeur). Vous êtes une jeune grand mère à la retraite avec 4 petits enfants, vous avez sûrement assez d’expérience pour vous occuper d’enfants du quartier. Sans compter que vous êtes adepte de couture et mitonnez de bons petits plats… Et votre mari a bricolé et fait des travaux dans votre maison toute sa vie, son expérience sera bien suffisante pour installer une étagère, remplacer un joint ou fixer un miroir.

Toutes ces “petites” choses seront de grandes aides bien précieuses pour certains de vos voisins. Et tout cela, dans son quartier, à deux pas de chez soi. “Chéri je t’invite à Venise au printemps !”.

Proposer ses services !

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Gagner des revenus complémentaires

Générer des revenus complémentaires

“Gagner des revenus complémentaires” : l’expression revient de plus en plus souvent dans les conversations ou sur les forums internet.

Qu’il s’agisse de personnes travaillant à plein temps, à mi-temps ou des personnes sans activité professionnelle ; que cela provienne d’un vrai besoin pour boucler des fins de mois difficiles, d’une envie de plus de confort ou encore d’une envie progressive de changement vers autre chose, les façons de générer des revenus complémentaires sont pléthoriques. Voici un rapide aperçu de ce phénomène qui prend beaucoup d’ampleur !

revenus complémentaires

De nombreuses possibilités

Il y a aujourd’hui de nombreuses possibilités proposées sur internet pour générer des revenus complémentaires. Parmi les plus populaires, il y a du bon et du moins bon, on vous laisse deviner : la vente directe, le marketing de réseau, le paiement au clic, mettre des avis sur des sites, vendre des crédits frauduleux, répondre à des sondages, proposer ses services à ses voisins, faire du community management, etc. Vous trouverez ainsi facilement sur de nombreux sites, blogs et forums des propositions plutôt alléchantes pour gagner plusieurs centaines voire milliers d’euros sans même quitter votre canapé. Évidemment, cela va sans dire – mais ça va quand même mieux en le disant – plus c’est alléchant, plus c’est suspect.

Certaines sont cependant réelles, parfois exaltantes et répondent efficacement au besoin premier d’arrondir ses fins de mois. D’autres relèvent plutôt du miroir aux alouettes et ne parviennent pas vraiment à donner à l’intéressé le sentiment d’accomplissement par ailleurs tant recherché. Au mieux quelques euros vite dépensés mais les sommes accumulées sont souvent bien moins élevées que prévues.  

Structurer sa démarche

Pour se documenter, certains sites essaient de structurer les choses en proposant plusieurs pistes, une méthodologie et des tutoriels pour aider les “travailleurs à domicile” à développer leur activité. A noter par exemple :

http://www.travailler-a-domicile.fr/
http://www.travail-domicile-complementaire.fr/

Un conseil quand même : ne passez pas trop de temps à écouter ceux qui vous diront qu’ils ont fait fortune grâce à la solution qu’ils essaient de vous vendre. Il y a de fortes chances que la fortune soit faite… sur votre dos.

Pour ceux qui souhaiteraient développer une activité économique locale dans leur quartier, n’hésitez pas à nous contacter ! C’est bien réel, c’est utile et cela se développe durablement…

Nous contacter !

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