Proposer ses services près de chez soi

Proposer ses services près de chez soi ? Pourquoi ? Comment ? Petit tour d’horizon de la question !

Un nouveau modèle de compléments de revenus ?

De plus en plus, nous pouvons être amené à avoir besoin de générer quelques revenus complémentaires. Que l’on soit étudiant, employé à mi temps, sans activité, et même employé à plein temps… les fins de mois se bouclent difficilement. Sans compter que la retraite approchant, les revenus vont diminuer, au moment même où on aurait bien envie d’en profiter !

L’objectif de cet article n’est pas vraiment d’expliquer pourquoi nous en sommes là, mais plutôt sur comment générer des revenus complémentaires notamment grâce à une opportunité sur laquelle nous nous attarderons : proposer ses services près de chez soi.

Proposer ses services près de chez soi, entre voisins

Dans notre article sur « Gagner des revenus complémentaires« , nous énoncions quelques solutions proposées tous azimuts sur le net pour générer des revenus complémentaires de son canapé. Pourtant, nous pensons qu’il est bien plus appréciable de gagner des sous en se rendant utile ! Et encore mieux, en se rendant utile auprès des habitants de son quartier en proposant ses services !

Si cela peut sonner moderne, cela existe pourtant depuis belle lurette : les services entre voisins reviennent au goût du jour. Souvenons nous de la gardienne d’immeuble qui – avec son mari, ses enfants, et quelques connaissances – rendait de fiers services. Un peu de couture, aller chercher mon fils à l’école, un petit plat cuisiné, installer une tringle à rideau, réceptionner un colis ou un attendre un technicien, etc. Ah ! la loge de la concierge, un vrai SAS de décompression qui rimait avec “solutions pratiques à tous les besoins du quotidien” !

Alors que rendre service à son voisin se soldait souvent par une petite pièce, un billet ou des étrennes à la fin de l’année, le phénomène a tendance à se professionnaliser. Les “tarifs” sont souvent affichés ou négociés. De nombreux sites internet sont en concurrence pour attirer offreurs et demandeurs de service de France et de Navarre.

En cause du côté demandeur, le besoin de système D, l’envie de collaboratif, des vies trépidantes, etc. La conséquence, une opportunité de gagner plusieurs centaines d’euros voire plus chaque mois.

proposer ses services près de chez soi

Proposer ses services sur OpenLoge, une bonne solution

« Mais je me demande bien quels services je pourrais proposer moi ? » Eh bien, on a tous des compétences pour rendre des petits services à ses voisins : pas besoin d’un diplôme pour attendre un technicien ou un livreur en pleine journée. Pas besoin de diplôme non plus pour accueillir des locataires Airbnb (le sourire et la bonne humeur). Vous êtes une jeune grand mère à la retraite avec 4 petits enfants, vous avez sûrement assez d’expérience pour vous occuper d’enfants du quartier. Sans compter que vous êtes adepte de couture et mitonnez de bons petits plats… Et votre mari a bricolé et fait des travaux dans votre maison toute sa vie, son expérience sera bien suffisante pour installer une étagère, remplacer un joint ou fixer un miroir.

Toutes ces “petites” choses seront de grandes aides bien précieuses pour certains de vos voisins. Et tout cela, dans son quartier, à deux pas de chez soi. “Chéri je t’invite à Venise au printemps !”.

Proposer ses services !

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Services partagés en gare

Nous vous parlions du Challenge Gare Partagée de la SNCF dans notre précédent article. C’est maintenant officiel: OpenLoge fait partie des lauréats du challenge !

Un corner en gare, des services dans le quartier !

Notre projet de Corner Loge en gare a séduit le jury et nous allons donc installer un “corner” deux fois par semaine dans une gare d’Ile de France (confidentielle pour le moment) pour plus de services en gare.
Le coordinateur de loge aura une présence physique plus marquée et plus proche des utilisateurs, sur leur chemin, pour leur apporter des solutions pratiques. La loge OpenLoge.fr est pleinement intégrée dans le quartier et la gare en est le prolongement naturel. Nous souhaitons ainsi donner à ce personnage central qu’est le coordinateur de loge une posture charismatique et bien réelle pour mieux servir les habitants de son quartier.

Challenge Gare Partage services en gare

Merci à toute l’équipe Gare & Connexions, à Ouishare, à LaRuchequiditOui et à tous les porteurs de projet présents pour ce fabuleux travail débouchant sur trois jours concentrés de bonnes idées plus humaines, habiles et utiles les unes que les autres.

Des services plus humains

Le point commun de toutes les entreprises présentes lors de ce Challenge est résolument la place qu’elles confèrent à l’humain dans la résolution de tous les “problèmes” du quotidien, et même au-delà. Comment trouver des solutions pratiques dans ma gestion quotidienne (conciergerie et petits services) ? Comment échanger ? Faire des rencontres ? Progresser, découvrir un métier, apprendre à réparer mon vélo, réduire le gaspillage alimentaire, permettre à ses enfants d’apprendre les arts, se détendre, trouver de bons produits, etc.

C’est logique, la gare est la pierre angulaire des relations sociales, et ne doit pas se contenter de n’être qu’un lieu de passage. Là où les gens passent, ils peuvent rester… un peu, ou même y travailler, jouer, s’amuser, apprendre, échanger, boire et manger. Il s’agit bien d’une gare partagée à tous les sens du terme. En tous cas, parmi tous les projets retenus lors de ce Challenge, les voyageurs trouveront pour sûr du réconfort, des aides précieuses, un sens à leurs actions et des solutions pratiques qui changeront probablement leur vie.

Les voyageurs et riverains passeront peut-être plusieurs semaines devant ces possibilités qui leur seront prochainement présentées, pour un jour s’apercevoir que… le but est dans le chemin (Lao Tseu), juste avant le chemin de fer. Breathe. Smile.

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Décompresser

Après une journée de travail et transports, certaines personnes en profitent pour simplement se reposer, pratiquer une activité sportive ou artistique, profiter d’un peu de calme ou encore passer un moment social ou convivial pour décompresser.

le « tunnel des 18-21 heures »

D’autres au contraire n’ont que le trajet retour pour décompresser. Ils (ou elles) s’empressent de commencer une deuxième journée de travail. Faire des petites courses, récupérer les enfants, gérer le bain/douche des enfants, respirer, gérer les factures (bien nombreuses en ce moment), soupirer, faire les repas, haleter, lecture des histoires, pipi les mains les dents au lit, s’effondrer… Ah mince, il y a encore le linge ! Notre amie Chloé appelle ce bon moment à passer le « tunnel des 18-21 heures » ! Bien vu.

Oui bien sûr, c’est un plaisir de retrouver ses enfants après le boulot ! C’est rafraîchissant et cela nous rappelle à quel point les choses sont simples… quand on ne les complique pas, ou tout du moins quand on ne se retrouve pas dans un environnement compliqué.

Décompresser

Un peu d’aide de temps en temps pour décompresser !

L’environnement n’est pas responsable de tout ; nous sommes plus ou moins libres de choisir. Mais simplifier les choses revient à faire des choix parfois radicaux et donc difficiles. Déménager en province et trouver un nouveau travail, que l’un des parents s’arrête de travailler, devenir travailleur indépendant, repenser son mode de vie, etc.

En attendant de (penser à) faire ces choix radicaux, certaines personnes ont décidé de lâcher la soupape de temps en temps et de s’offrir un moment sans contraintes – quitte à renoncer éventuellement à d’autres dépenses. Pour retrouver du plaisir à faire les choses – et sinon à quoi bon -, il est peut-être utile de les abandonner, de temps en temps.

S’occuper de ses enfants ne devrait pas être appréhendé comme une contrainte. Pourtant, de nombreuses familles en arrivent à ne voir quasiment plus que les contraintes, à leur grand désarroi.

Prendre un peu de recul, de temps en temps, en sortant d’une roue qui tourne et que l’on ne maîtrise plus (bon, en vérité, c’est bien nous qui la faisons tourner !) permet de retrouver un peu de plaisir et de sens à faire des choses qui nous paraissaient insurmontables ou pénibles.

Entre l’assistanat total financé à coup d’heures supplémentaires et la gestion de tout et tout en même temps, il y a peut-être un juste milieu.

Il s’agirait donc de faire appel, de manière ponctuelle et non régulière à une personne disponible, à proximité, efficace, de confiance, et pas hors de prix. Du babysitting de temps en temps, un coups de main en bricolage, etc. L’équipe de votre quartier est là 🙂

Alban et Thomas
Alban & Thomas
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Automatiser !

Il est annoncé qu’en 2030, les voitures seront devenues autonomes ; plus d’accidents, plus besoin de conduire, votre voiture viendra vous chercher où vous serez et vous conduira où vous le souhaitez… avec éventuellement des « suggestions » d’arrêts à des endroits commerciaux judicieusement référencés pour répondre à un « besoin » exprimé ou prédit par un algorithme « intelligent ». Automatiser est le nouveau mot d’ordre !

La voiture autonome est sans doute perçue comme une issue salvatrice à Uber, alors que cette société californienne court actuellement le risque de voir requalifiés tous les « contrats » avec ses chauffeurs californiens en salariat classique, ce qui induirait un surcoût de 25% à 40% qui remettrait en question une partie de cette nouvelle économie dérégulée.

L’automatisation gagne tout un pan de l’économie et il n’y a que peu de domaines qui semblent pouvoir résister à l’idée de remplacer le travail humain par le travail de machines intelligentes. C’est tantôt une bonne nouvelle, tantôt un peu terrifiant.

Automatiser

Automatiser toutes les tâches du quotidien

On peut imaginer que des robots seront un jour suffisamment intelligents pour faire du ménage chez soi, à moindre coût. On peut imaginer qu’un robot sera suffisamment autonome pour recevoir des livreurs chez soi, des voyageurs ou le technicien internet. On peut imaginer qu’un robot pourra s’occuper d’enfants, de personnes âgées dépendantes, ou bien de votre animal de compagnie. On a encore du mal à imaginer que ces robots feront un procès à leur propriétaire pour obtenir une couverture maladie ou une complémentaire retraite. Ou bien que ces robots vous déroberont des bijoux, après avoir mis une claque à votre enfant et empoisonné votre chat. 🙂

Ces cas extrêmes et rares font certes partie des arguments avancés, mais ne doivent pas néanmoins éluder de vraies questions de fond. Au-delà de l’aspect pratique et potentiellement moins onéreux de cette économie qui tend vers un coût marginal quasi nul (cf. Rifkin1) et zéro défaut, a-t-on intérêt et envie de tout automatiser ? Est-ce souhaitable que la robotisation envahisse toutes les sphères de notre environnement ?

Il y a d’ailleurs des domaines qui ne pourront pas vraiment être automatisés : il me semble que le bricolage nécessite une appréciation et une dextérité difficilement automatisables. Et pour le reste, il faudra un certain temps avant d’atteindre un niveau de service comparable à ce que pourrait fournir une personne humaine, avec son intelligence, sa présence, son discernement et sa sympathie.

Automatiser les relations sociales

La relation dans les services a eu tendance à se détériorer ces dernières décennies, à mesure qu’offreurs et demandeurs se sont éloignés, géographiquement et socialement; les offreurs rejoignant une entreprise et travaillant indirectement – parfois sous contrainte – pour des clients épars, et les demandeurs faisant appel à une entreprise pour résoudre un problème, plutôt qu’à une personne proche de chez eux pour leur rendre service.

Il semble néanmoins qu’un nombre croissant de personnes ont désormais envie de cultiver des relations sociales de proximité pour de petits services. Plus de souplesse dans la nature des tâches à effectuer, de réactivité puisque cette personne habite à deux pas de chez moi, de confiance puisque cette personne travaille également pour des personnes de mon quartier que je connais. Une fois la question de la confiance résolue, une organisation adéquate de l’offre et la demande à l’échelle locale devrait nous permettre de renouer durablement avec les services de proximité entre particuliers.

Jeremy Rifkin, « La nouvelle société du coût marginal zéro »

Alban et Thomas
Alban & Thomas
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Circuit court

On parle souvent de circuit court alimentaire et il semble que cela soit véritablement la manière la plus sûre et agréable de s’approvisionner en produits frais de qualité.

Circuit court = Pas d’intermédiaire ou presque

Un circuit court alimentaire, c’est simplement une mise en relation directe entre la personne qui produit/cultive/transforme la nourriture et la personne qui l’achète. Pas d’intermédiaire ou presque, moins de transports, plus de proximité et donc plus de fraîcheur et de transparence dans la traçabilité. Les producteurs peuvent ainsi vendre leurs produits plus chers qu’à des coopératives ou à des distributeurs – tout simplement à un prix juste et donc soutenable, et ont le plaisir de sentir la satisfaction de leurs clients – qui eux ne paient pas plus cher que chez un grand distributeur pour un produit aux qualités nutritives a priori bien supérieures.

A l’inverse, si quelque chose n’est pas bon, ils s’attirent directement les foudres de leurs clients, ou simplement des remarques bienveillantes ; ils tâchent en tous cas de comprendre et d’expliquer pourquoi cela n’a pas été bon, et de faire mieux la fois suivante. La proximité dans la chaîne de distribution induit donc une notion de responsabilisation qui donne l’envie de bien faire, l’envie de faire mieux – le vrai progrès ? La personne qui cultive et vend le produit est bien en face de nous, elle ne peut pas et ne veut pas se défiler, sous peine de s’exclure d’un système plutôt vertueux.

Si vous dites à un responsable de rayon de supermarché que les tomates ne sont pas bonnes, il en prendra bonne note, en référera peut-être à son supérieur. Et, dans le meilleur des cas, cela parviendra aux oreilles du directeur des achats qui, probablement à son grand désespoir ne pourra pas changer grand chose étant donné le nombre de paramètres qu’il doit respecter pour « tenir » ses ratios (prix, marge, quantité, délai… qualité) – à moins que ce ne soit ses ratios qui le tiennent. Il est devenu difficile de faire entendre son mécontentement dans un système très atomisé et déconnecté de sa finalité première. A part peut-être ne plus consommer via ce système de distribution… tout un programme !

circuit court pas frais mon poisson ?

Circuit courts et petits services

On voit l’avantage des circuits courts alimentaires, mais pourquoi ne parle-t-on pas aussi de circuits courts dans le domaine des services à la personne ?

On peut choisir de consommer des services comme on consomme des produits dans un supermarché ou via des sites de vente en ligne super puissants. « J’ai besoin d’un service et je me fiche de la manière dont ce sera réalisé et par qui, il n’y a que le résultat qui m’importe ! ». Mais on peut aussi avoir envie de consommer autrement.

Trouver une personne qui habite dans son quartier pour nous rendre service a quelque chose de plus satisfaisant que de faire appel à une société vous envoyant quelqu’un en fonction de l’optimisation des agendas, avec un programme bien précis et peu de flexibilité dans la réalisation des tâches.

Consommer des services locaux permet en outre une redistribution de l’argent dans son environnement proche, ce qui contribue à renforcer son écosystème direct et à lutter contre l’exclusion.

Nouer une relation avec une personne qui partage le même territoire – une personne que l’on peut être amené à croiser régulièrement – a même un côté rassurant. Enfin, la personne nous rendant un service n’est pas sous pression, est indépendante et librement responsabilisée.

Nous croyons chez OpenLoge que cette approche sera partagée par un nombre croissant de personnes. C’est pourquoi nous nous efforçons de mettre en place une structure et une organisation qui permettront aux différents écosystèmes de s’épanouir pleinement.

Alban et Thomas
Alban & Thomas
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