La permaculture

En 2014, j’ai étudié quelque temps la permaculture et depuis, elle ne m’a pas vraiment quitté. C’est une discipline a priori très éloignée de notre activité actuelle, puisque la permaculture s’intéresse principalement à un mode agricole durable harmonieusement intégré dans son environnement.

En réalité, la philosophie de la permaculture est bien présente dans l’approche que nous cultivons chez OpenLoge, et y trouve même tout son sens.

La permaculture: la rien ne se perd, rien ne se crée…

La permaculture est une approche ancestrale, revisitée depuis les années 1970 et qui est aujourd’hui de plus en plus reconnue comme une solution intelligente face à l’urgente nécessité de changer notre mode de production agricole basé sur l’utilisation intensive d’engrais chimiques et d’OGM qui détruisent les sols, polluent l’eau et rendent les gens durablement malades. La permaculture suggère une approche « systémique » de l’espace de production agricole afin de le rendre plus productif et durable que dans l’agriculture dite conventionnelle/chimique: l’espace doit être analysé, organisé et rationalisé de telle sorte que des interactions positives entre les éléments qui le composent engendrent des rendements (et une rentabilité !) durablement croissants. Chaque élément de l’espace agricole joue son rôle dans la partition de l’ensemble et s’insère harmonieusement dans son environnement. Par exemple, les arbres jouent un rôle primordial dans l’organisation de cet espace : les feuilles des arbres créent de la matière organique (humus) qui rend superflue l’utilisation d’engrais. Les arbres créent par ailleurs une barrière naturelle contre les intempéries, et abritent une faune jouant notamment le rôle d’auxiliaires de culture (certains animaux se nourrissent d’autres petits animaux ou insectes et régulent l’ensemble), favorisant un écosystème toujours plus vivant et fertile. Les déchets de l’un sont les ressources de l’autre, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Seule une nature épanouie peut appréhender la complexité de cet ensemble, devant l’œil curieux de l’homme.

la permaculture

La mise en oeuvre d’un écosystème

Pour parvenir à cet « équilibre robuste et croissant », il conviendra de bien penser et concevoir son territoire, et aussi comprendre comment le territoire s’inscrit dans son environnement. Cela requiert de bien analyser les possibles interactions positives ou négatives entre les différents éléments de l’ensemble. Il faudra tester et organiser les échanges entre les plantes permettant des associations vertueuses entre elles.

Ce n’est donc certes pas la manière la plus simple de produire, a priori. Et pourtant, c’est sûrement la meilleure manière de rendre le territoire cohérent et durablement plus productif, et aussi de prendre du plaisir et donner du sens à ce que l’on fait.

Alors, bien comprendre son quartier et son environnement, appréhender ses valeurs et ses besoins, son organisation et ses habitants afin d’organiser et de concevoir une « loge » en fonction des éléments l’environnant, l’abreuver de personnes complémentaires et s’apportant mutuellement de la valeur, ce n’est pas si éloigné de la permaculture.

C’est en tous cas sous cet angle que nous souhaitons développer OpenLoge, avec le concours de tous et sur tout le territoire français. Notre objectif sera de développer un système de loges par quartier/territoire, à une échelle très locale, partout en France et pourquoi pas au-delà…

Pour aller un peu plus loin :

Alban et Thomas
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vous avez dit économie collaborative ?

On trouve sur les réseaux sociaux depuis quelques mois quelques sujets qui haranguent particulièrement les foules : le match taxis versus Uber qui aura fait couler beaucoup de pixels, un intérêt découvert et quasi généralisé contre le massacre des animaux, et un intérêt croissant pour l’économie collaborative, la fameuse sharing economy.

L’économie collaborative: une envie de rapports plus directs ?

On sent comme une envie de changement, une envie d’autre chose, de plus d’humanité, de rapports plus directs et émancipés des grandes entreprises qui occupent la scène depuis (trop) longtemps. On dénonce ainsi assez librement les dérives du capitalisme en annonçant même la mort inévitable du « système ». Va-t-on cependant vers ce que l’on peut appeler un « progrès positif » ? La nouvelle configuration est-elle réellement plus humaine, collaborative et profitable pour tous, et notamment pour les offreurs de service ?

L’uberisation ?

On peut lire de plus en plus d’articles déplorer la montée d’une économie dite ubérisée, autrement dit une économie dont les offreurs de service seraient tous en apparence indépendants, mais en fait plutôt contrôlés et standardisés par une maison mère qui tire les ficelles du modèle. Les offreurs de service n’auraient d’indépendant que le statut d’auto entrepreneur, mais en réalité subiraient volontairement la pression du système de réservation pour une réponse rapide comme l’éclair avec le sourire en prime et la pression des utilisateurs pour un service aux petits soins, l’épée de Damocles des notations au-dessus. Le salaire promis est pour l’instant plutôt alléchant mais le nombre d’offreurs augmente allègrement : ce qui fera s’accroître la concurrence féroce et exercera probablement une pression à la baisse sur les prix, réduisant la possibilité pour ces offreurs de service de mettre suffisamment de côté pour leurs vieux jours ou un pépin sur leur parcours. Le risque est donc qu’une concurrence assez néfaste ne s’installe, l’objectif du modèle étant de rassembler un maximum d’offreurs de service afin de garantir une disponibilité maximale aux utilisateurs.

Les utilisateurs deviennent d’ailleurs de plus en plus exigeants et se sont très rapidement habitués à un standard de l’immédiateté zéro défaut. A l’image de Magic, une sorte de conciergerie de luxe à la portée des classes moyennes, dont la promesse repose sur la capacité de fournir tout et tout de suite, quelle que soit la demande, tant que c’est légal.

économie collaborative

Une approche finalement très capitaliste.

Le libéralisme est toujours d’actualité dans cette approche et le modèle capitaliste est toujours bel et bien présent dans cette configuration.

On utilise certes les « nouvelles technologies » et l’ambiance startup donne une impression d’inoffensivité. L’outil de production a changé de forme, il paraît moins grégaire, moins poussiéreux mais n’est pas forcément plus tendre.

Alors, si l’on veut apporter un réel progrès à cette nouvelle économie et réduire les tensions émanant du modèle vieillissant, il faudra tempérer nos attentes et organiser l’offre, de telle sorte qu’elle puisse se développer de manière pérenne et soutenable. Si nous souhaitons véritablement changer de modèle et faire progresser un modèle capitaliste décrié par un nombre croissant de personnes, il faudra accepter de ne pas forcément avoir tout et tout de suite. L’immédiateté n’est pas dans le temps humain mais celui des machines.

Et il faudra aussi que l’offre soit sélectionnée, organisée et régulée pour éviter une bataille acharnée et au contraire favoriser un esprit d’équipe entre des offreurs complémentaires. Ces offreurs restent indépendants, tout en s’appuyant sur une structure humaine locale et motivée et une technologie à leur service.

L’humain est placé au centre de l’offre et porte cette offre. C’est l’ambition que nous portons chez OpenLoge en réorganisant l’économie des services particuliers.

Alban et Thomas
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Accueillir ses voyageurs

Certains d’entre nous ont déjà quitté les grandes métropoles où il est devenu difficile de respirer. Certains ont même été malins et en auront profité pour louer leur appartement pendant leur absence, grâce à des sites comme Airbnb, Sejourning, Homelidays, etc. Les revenus générés grâce à la location de leur habitation principale pourront financer tout ou partie de leurs vacances. C’est en effet tentant, mais il faut pour cela prévoir un peu de logistique pour accueillir ses voyageurs, gérer le ménage, le linge de maison et le départ des voyageurs. Et pour cela, il est préférable de faire appel à quelqu’un de confiance, et qui habite à toute proximité de chez soi.

Accueillir ses voyageurs sur Airbnb
Accueillir ses voyageurs sur Airbnb

Homesitting: accueillir ses voyageurs et plus

Ce service de gestion des absences – le Home Sitting – présenté sur OpenLoge est particulièrement d’actualité en cette période estivale. Le Home Sitting, tel que nous le définissons, englobe plusieurs services : arroser des plantes, réceptionner une livraison, attendre un technicien (internet), accueillir ses voyageurs et récupérer les clés à la sortie… tout ce que l’on ne peut pas faire simplement parce que l’on est absent ou indisponible. Mais revenons au cas de la gestion des locations temporaires.

Habitant à proximité, la personne sélectionnée sera bien entendu aimable et flexible. Elle pourra se rendre chez vous rapidement puisqu’elle n’aura pas à passer autant de temps dans les transports que sur le lieu de la mission. Cela paraît logique mais ce n’est pas souvent le cas (cf. notre article sur le sens de la proximité).

Cette personne sera légitime à conseiller les voyageurs sur les lieux et notamment les cafés, restaurants et commerces intéressants du quartier puisqu’elle habite et connaît le quartier depuis plusieurs années.Enfin, cette personne pourra être réactive, et prêtera main forte au propriétaire pour trouver une solution adaptée et économique en cas de problème.

D’autres services à proposer à ses voyageurs

Imaginons qu’il faille réparer quelque chose dans l’appartement, le bricoleur de la même Loge pourra intervenir, et la coordination avec la personne en charge du Home Sitting se fera sans encombre puisque les deux font partie de la même équipe, de la même Loge. On peut imaginer qu’au sein de la même Loge, une personne peut se charger de l’accueil des voyageurs, une autre s’occuper du ménage et une dernière s’occuper du linge. Un vrai travail d’équipe dont les membres sont complémentaires et travaillent ensemble, tout en restant indépendants.

Et des services peuvent aussi être rendus aux voyageurs afin d’agrémenter leur séjour (baby sitting, retouches, cours de yoga, cuisine à domicile, etc.).

La Loge accompagne les habitants et les voyageurs qui sont liés durablement ou temporairement au quartier dans lequel ils séjournent. Et quand les habitants d’un quartier partent en vacances, ils pourront faire appel à la Loge du lieu de leurs vacances.

Cette Loge sera composée de personnes différentes, mais nous nous emploierons chez OpenLoge à ce que vous y trouviez toujours des valeurs communes, un fonctionnement fluide et un environnement sécurisant.

Alban et Thomas
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La notion de service

Nous ne sommes pas très à l’aise avec la notion de service. Etre au service de quelqu’un aurait quelque chose de dégradant. L’idée de hiérarchie verticale fait souvent irruption dans nos têtes et ferait se sentir inférieur le serviteur et supérieur le servi.

Être payé(e) pour rendre service ?

En revanche, nous valorisons plus volontiers le fait de rendre service à quelqu’un, cela devient un acte altruiste, sympathique et humain. Dans un cas, on est rémunérés, dans l’autre, on ne l’est pas vraiment – cela renvoie une image positive de nous-mêmes -, mais on s’attend souvent, consciemment ou non, à un retour d’ascenseur.

Le fait de payer ou d’être payé vient-il forcément altérer une relation de pair à pair ? Le paiement d’un service ne serait-il pas au contraire nécessaire afin de généraliser les services entre particuliers ?

Rendre service en covoiturant

L’exemple Blablacar

Prenons l’exemple de BlaBlaCar. Le conducteur se retrouve en quelque sorte « au service » des passagers qui le rémunèrent pour ce service de covoiturage. Alors oui, c’était sur son chemin certes. Mais le conducteur se retrouve néanmoins dans une position d’offreur de service : il fait la conversation, aide à mettre les valises dans le coffre… ayant toujours en tête que sa « prestation » sera notée, appréciée par les passagers/clients. Sa « prestation » inclut la qualité de sa conduite, sa sympathie, son côté arrangeant, sa conversation. Un vrai travail de commerçant pour construire son E-réputation. Mais tout cela se fait sans qu’une gêne réelle ne s’installe. Le cadre supérieur (cliché) emmenant dans sa voiture l’étudiant sans le sou (cliché) n’a pas de scrupule à avoir reçu quelques euros de sa part via la plateforme, alors même que sa situation financière est sûrement bien plus confortable. La question du paiement est gérée par le site et en fait, cela change tout !

Est-ce que le cadre supérieur, après avoir discuté avec l’étudiant sans le sou pendant le trajet, établissant une relation de sympathie avec lui, n’aurait pas ressenti quelque embarras au moment fatidique du paiement ? « Alors, je vous dois combien monsieur ? (…) Oh rien, ce n’est pas grave, bonne chance à vous ».

On pourrait objecter et dire que c’est très bien, cela s’appelle l’entraide et que l’on n’est pas tout le temps obligé de payer pour obtenir quelque chose. Mais est-ce que le cadre supérieur continuera à proposer ce service de manière durable s’il n’obtient pas une petite rétribution financière en retour ? Pas sûr. Et le système ne fonctionne réellement que parce qu’il y a une forte affluence de personnes proposant ce service. On sait qu’en allant sur ce site, on aura de fortes chances de trouver une alternative peu onéreuse au train ou à l’utilisation de son propre véhicule. Une dynamique vertueuse se déroule et cela crée la liquidité du marché.

Service entre particuliers

Dans le cas des services entre particuliers, une fois réglée le malaise lié au paiement et à la déclaration administrative, pourquoi ne pas imaginer que l’ingénieur, le jeune retraité, le free lance à mi-temps, la mère de famille ou l’étudiant propose ses services à des habitants de son quartier contre une juste rémunération décomplexée ?

J’ai plus à offrir que le métier que j’exerce. Mon statut est plus large que mon occupation principale. Je me définis par plus qu’un employé de bureau. Je suis aussi un excellent bricoleur, un excellent cuisinier ou suis très fort en gestion administrative. Et je veux en faire profiter mes pairs.

Certes, les motivations et l’allocation de la somme gagnée seront différentes d’un offreur à l’autre : cela permettra aux uns de payer leur loyer, aux autres de se payer un restaurant, un cadeau à leurs petits enfants, ou encore de mettre des sous de côté pour des vacances ou leur retraite.

Mais ils partageront tous assurément l’envie de se rendre utiles dans leur quartier, de développer des relations sociales avec des personnes qu’ils n’auraient pas forcément rencontrées, car étant en dehors de leur cercle habituel tout en étant à proximité.

L’objectif est donc de faire passer les services entre particuliers à une dimension supérieure, plus horizontale et gratifiante pour tous. C’est la mission d’OpenLoge.

Alban et Thomas
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Encore une marketplace !

Encore une marketplace

Une marketplace, en français place de marché, est un lieu dans lequel la demande essaie de rencontrer l’offre … et l’offre la demande. Sur Airbnb, « voyageurs » et « hôtes » se retrouvent, les uns cherchent un hébergement pour leur prochain week-end, les autres proposent leur appartement à la location le temps d’un court séjour. Dans le cas des services entre particuliers, si par exemple l’on cherche un service de garde d’enfants, on se rend sur une plateforme internet de mise en relation au sein de laquelle sont répertoriées toutes les offres de services.

On voudrait idéalement faire ressortir de notre recherche une personne aimable, de confiance, disponible, ayant une expérience éprouvée auprès de nos pairs et proche de chez soi. Autrement dit, on essaie de trouver ce qui autrefois émanait d’un bouche à oreille local, et qui s’est relativement effacé, surtout dans les zones urbanisées.

Marketplace == Volume ?

La recherche sur une plateforme internet fait en général ressortir des dizaines de profils, tous plus aguicheurs les uns que les autres, reconnus par certains utilisateurs comme « géniaux » et dénoncés par d’autres comme « à éviter absolument ». Le choix est ardu. Surtout quand on connaît le modèle économique de certaine de ces plateformes qui consiste – entre autres – à faire remonter en tête de liste les personnes ayant payé quelques euros supplémentaires. C’est le modèle Freemium, c’est gratuit mais si l’on veut avoir une chance d’être visible, il faut payer. Pas très rassurant pour l’utilisateur qui, ne voulant pas passer des heures à choisir – un peu comme devant le rayon yaourts au marchésuper -, ira peut-être s’engouffrer chez le premier venu, pas nécessairement en phase avec ses attentes.

Marketplace et paiement

Lorsque l’on a eu la chance de tomber sur la bonne personne, reste à démêler la question du paiement déclaré. Si cette personne n’est pas auto entrepreneur agrée par la DDTEFP (aïe ma tête), il faudra tenter de comprendre les procédures liées au paiement par CESU, calculer et déclarer le salaire versé pour avoir droit éventuellement à une déduction d’impôts de 50%. On pourrait espérer une assistance des plateformes qui nous ont mises en relation avec ce génial particulier adulée par la foule. Et bien, on dirait plutôt qu’elles ne souhaitent pas s’en mêler. Je les comprends, ce n’est pas chose aisée.

Mais la valeur ne réside-t-elle pas là, dans la capacité à gérer toute la démarche, d’une recherche habile et fluide, à un paiement rapide et une gestion administrative, tout en offrant en prime une assurance en cas de sinistre ? Le tout dans un marché organisé et adapté à la demande, formalisant avec les nouvelles technologies le bon vieux bouche à oreille local. C’est un petit peu ce qu’on essaie de faire avec OpenLoge !

Alban et Thomas
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